En France, l’impôt sur le revenu (IR) est calculé selon un barème progressif, mais plusieurs dispositifs permettent d’alléger la facture fiscale. On parle souvent de déduction, de réduction ou de crédit d’impôt, trois mécanismes différents qu’il est essentiel de bien distinguer pour optimiser sa fiscalité.
1. La déduction fiscale : réduire le revenu imposable
La déduction agit avant le calcul de l’impôt. Elle vient diminuer le revenu net imposable, ce qui peut faire baisser la tranche marginale d’imposition et donc réduire mécaniquement l’impôt dû.
Exemples de déductions fiscales :
- Les pensions alimentaires versées à un enfant majeur ou à un parent.
- Les cotisations versées sur un Plan d’Épargne Retraite (PER).
- Les frais réels professionnels (au lieu de l’abattement forfaitaire de 10 %).
Effet concret : si vous êtes dans une tranche marginale de 30 % et que vous déduisez 1 000 €, l’économie d’impôt sera de 300 €
2. La réduction d’impôt : une diminution directe de l’impôt dû
La réduction d’impôt s’applique après le calcul de l’impôt brut. Elle vient directement en déduction du montant à payer, mais elle ne peut pas donner lieu à remboursement : si la réduction est supérieure à l’impôt dû, l’excédent est perdu.
Exemples de réductions fiscales :
- Les dons aux associations et fondations (66 % ou 75 % du montant donné).
- L’investissement dans des dispositifs immobiliers type Pinel, Denormandie, Malraux…
- Les frais de scolarité des enfants à charge.
Effet concret : si votre impôt est de 2 000 € et que vous bénéficiez d’une réduction de 1 500 €, vous ne paierez plus que 500 €. Si la réduction était de 2 500 €, elle serait limitée à 2 000 € et vous ne seriez pas remboursé.
3. Le crédit d’impôt : un avantage fiscal remboursable
Le crédit d’impôt fonctionne comme la réduction, mais avec une différence majeure : il est remboursable. Si le montant du crédit dépasse l’impôt dû, l’administration fiscale vous reverse la différence.
Exemples de crédits d’impôt :
- Les frais de garde d’enfants de moins de 6 ans (50 % des dépenses dans la limite fixée).
- Les dépenses pour la transition énergétique (CITE, remplacé en partie par MaPrimeRénov’).
- L’emploi d’un salarié à domicile (ménage, soutien scolaire, jardinage, etc.).
Effet concret : si votre impôt est de 1 500 € et que vous bénéficiez d’un crédit d’impôt de 2 000 €, vous ne paierez rien et recevrez un remboursement de 500 €.
4. Comparatif simple entre déduction, réduction et crédit d’impôt
| Mécanisme | Moment d'application | Remboursable ? | Exemple typique |
|---|---|---|---|
| Déduction fiscale | Avant le calcul de l’impôt | Non | Cotisations PER |
| Réduction d'impôts | Après le calcul de l'impôt | Non | Denormandie |
| Crédit d'impôts | Après le calcul de l’impôt | Oui | Emploi à domicile |
Déduction, réduction et crédit d’impôt n’ont pas le même impact sur votre fiscalité.
Bien les maîtriser permet de réduire efficacement l’impôt sur le revenu et d’optimiser vos investissements.
Chaque situation étant unique, le choix des leviers fiscaux doit être adapté à vos objectifs patrimoniaux.
N’hésitez pas à consulter un gestionnaire de patrimoine pour bâtir une stratégie fiscale sur mesure.